Appel à l’aide de l’ONF pour préserver leur statut et les forêts publiques !

Appel à l’aide de l’ONF pour préserver leur statut et les forêts publiques !

La forêt publique est entièrement gérée par L’Office National des Forêts (ONF), couvrant 4,6 millions d’hectares en France métropolitaine, soit près d’1/4 de la forêt française. Elle fournit 40% du volume de bois vendu en France. La forêt, cet écosystème fragile recense un grand nombre d’espèces animales et végétales. Depuis 1964, l’ONF gère ces forêts dans un objectif de production de bois, d’accueil du public, tout en préservant la biodiversité. Aujourd’hui cette politique est en danger … C’est pour cette raison que les techniciens de L’ONF ont décidé d’agir !

1200 forestiers et simples citoyens se sont réunis jeudi 25 octobre à Saint-Bonnet-Tronçais, en Allier (03), après 300km de marche, pour dénoncer la possible privatisation de l’ONF et « l’industrialisation croissante » des forêts publiques.

À l’initiative de syndicats de l’ONF (CFDT, CGT, CGC, FO, Solidaires, Générationforêt, …)., ces marcheurs avaient rendez-vous dans la forêt de Tronçais, connue pour son emblématique Futaie Colbert et ses chênes tricentenaires, « symboles d’une gestion durable de la forêt ».

Celle-ci a débouché sur l’écriture d’un manifeste «pour la forêt française, notre bien commun». De nombreux syndicats et associations environnementales telles que Greenpeace, la LPO, FNE, les amis de la Terre, le réseau des alternatives forestières, ou Agir pour l’environnement … y ont contribué et ont apposé leurs signatures.

La veille, plus de 200 marcheurs, partis mi-septembre de Mulhouse, Strasbourg, Valence et Perpignan, sont arrivés en fin de journée dans la commune voisine de Cérilly, dans le cadre de leurs « Marches pour la forêt ».

Cette marche d’une quarantaine de jours, a rassemblé près de 2000 personnes qui se sont relayées le long du parcours. Revêtus de chasubles vertes, armés de bâtons de randonnées, les participants ont cheminé à travers les bois, franchi les cols et traversé les villages pour débattre et manifester leur mécontentement.Déja, le jeudi 17 mai l’ONF manifestait dans 5 villes en France pour dénoncer «la privatisation rampante» de l’établissement et l’industrialisation qui menace les forêts publiques. Les différents cortèges ont rassemblé, à l’échelle nationale, près de 1000 personnes (300 à Nancy et à Mâcon, 120 au Mans, 170 à Avignon et près d’une centaine à Toulouse).

Rappelons-le, en 30ans, 4 emplois sur 10 ont été supprimés. L’ONF est passé de 15000 à 9000 employés. Le pourcentage de fonctionnaires ne cesse de diminuer au profit des contractuels, c’est plus de 1500 emplois qui sont menacés d’ici 5 ans. La privatisation, sans faire l’objet de déclaration officielle, se trame de manière insidieuse.

Parallèlement, la direction prévoit de prélever en 2020 1 million de mètres cubes de bois de plus qu’en 2014. En 2018, les moyens alloués au renouvellement en forêt domaniale ont été réduits de 20 à 30% en moyenne dans les différentes régions.

Modifié le 2018-11-10 à 18:37:32