Se protéger contre les tiques

Se protéger contre les tiques

Les tiques sont les principaux ennemis des randonneurs et forestiers : ces petites bestioles peuvent être porteuses d’une bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borreliose de Lyme). Celle-ci peut être transmise au bout de 12 à 48 heures après la morsure. Selon santé publique France, ces dernières années montrent une très forte progression des cas de maladie de Lyme : 55.000 nouveaux cas en 2016. Une maladie encore mal diagnostiquée qui peut avoir de graves conséquences sur la santé. D’où l’importance de se protéger pour limiter tout problème !

Tiques et la maladie de Lyme

La tique est un acarien qui vit dans les endroits humides (forêts, prairies, jardins et parcs), elle se nourrit de sang. C’est au cours de ses festins sur des animaux infectés qu’elle peut devenir porteuse de la bactérie (borellia) et la transmettre à l’homme en le piquant.

L’évolution de la maladie se fait en trois phases :

Celles-ci peuvent avoir une durée très variables d’un individu à un autre. Les périodes entre chaque phase peuvent être asymptomatiques d’un individu à l’autre. Néanmoins, plusieurs symptômes vous permettront de détecter la présence de cette infection.

1) Première phase :

La lésion cutanée représente la phase dite primaire de la maladie de Lyme. Une tache plus ou moins rouge appelée érythème chronique (ou ECM), très semblable à une piqûre de moustique, devrait apparaitre très rapidement sur votre peau. La piqûre d’une tique évolue cependant dans le temps, puisqu’au bout de 3 jours, cette tache peut s’étendre et avoir un diamètre de deux centimètres.

Au bout d’un mois, la piqure continuera de s’agrandir et devrait atteindre les 10 centimètres de diamètre. Dans certains cas, elle peut même dépasser les 45 centimètres.

Durant cette première phase, vous pourrez constater des :

  • Maux de tête ;
  • Poussées de fièvre ;
  • Frissons ;
  • Douleurs articulaires et musculaires.

Il est à noter que 20% des personnes atteintes par cette maladie, l’ECM reste très discret, disparait au bout d’un mois et l’individu n’aura pas remarqué sa présence. La maladie de Lyme passera totalement inaperçue et aucun traitement n’aura été pris. Ces cas peuvent être graves, puisque la maladie pourra se compliquer durant la seconde phase.

2) Seconde phase :

La deuxième phase de la maladie de Lyme peut subvenir quelques semaines, voire quelques mois après la première phase si aucun traitement n’a été pris. Cette seconde phase pourra être définie à l’aide de plusieurs points comme des vertiges associés à une fatigue générale. Mais il est important de surveiller les points suivants :

  • Une apparition, comme durant la première phase, de lésions cutanées, soit de taches rouges.
  • Des douleurs au niveau des articulations commenceront à apparaitre, avec de l’arthrite dans les grosses articulations comme les genoux, les épaules, les coudes, etc …
  • Des troubles neurologiques, des méningites, voire de paralysies faciales.
  • Des troubles cardiaques dans certains cas, il a déjà été observé des syncopes, des palpitations, etc …

Il devient primordial de traiter la maladie, sans quoi la troisième phase pourrait se développer, des années plus tard pour certains individus, dans des conditions pouvant être très grave.

3) Troisième phase :

Si la maladie de Lyme n’a pas été traitée au cours des deux premières phases, la troisième pourrait se révéler fatale. Tous les symptômes précédemment cités s’aggraveront doucement, devenant chroniques, et peuvent se déclencher des années après l’infection.

Tous les organes pourront être infectés : nerfs, yeux, articulations, cœur et la rate, etc …

A noter que l’évolution vers cette troisième phase reste extrêmement rare, même dans le cas où l’individu n’aurait pris aucun traitement.

Les périodes et zones à risque

En climat tempéré, la contamination se produit presque toujours lors de parcours en forêt, le long de routes forestières et parfois dans les jardins et bocages. Le risque d’infection est maximal au printemps et au début de l’automne du fait de l’activité saisonnière des tiques : dans une enquête menée en France en 2000, 83 % des cas ont ainsi été constatés entre mai et septembre. Si la tique est retirée dans ce laps de temps, l’infection est moins probable. Problème, vu sa petite taille, on ne voit pas toujours qu’on a été mordu et une fois rassasiée la tique quitte son hôte, ni vue ni connue ! Les tiques vivent essentiellement au sol ou sur les branches basses : la protection de vos jambes doit donc être une priorité ! Mais attention ces petites bêtes montent très vite ! N’hésitez pas à vérifier l’ensemble de votre corps (voir ci contre)

Éviter les morsures

La prévention passe par trois étapes pour être efficace :

1) le choix des vêtements :

Porter des vêtements longs (couvrant les bras et les jambes), clairs et unis (pour mieux repérer les bestioles) et fermés (fixer le bas de pantalon dans les chaussettes). Éviter les joggings dont la texture facilite le déplacement des tiques sur vous !

Voici quelques recommandations de vêtement dont les textures et couleurs sont tout à fait adéquates pour voir les tiques et empêcher qu’elles ne s’accrochent.

Voir les chaussettes / Voir la tenue intégrale femme / Voir la tenue intégrale homme

2) Utiliser un répulsif :

l’utilisation d’un répulsif adapté aux différents âges des membres de la famille, sur la peau et les vêtements (attention, les répulsifs chimiques ne sont pas tous adaptés aux plus petits). Nous vous conseillons le produit naturel ci-contre très efficace et adapté pour les enfants à partir de 3 mois. Voir le produit anti-tique naturel

3) Contrôler :

Le contrôle visuel systématique au retour de chaque balade, plus particulièrement les zones de pression (aisselles, plis des genoux, etc …), le pubis, le nombril, le cuir chevelu et derrière les oreilles.

Une morsure de tique, que faire ?

1) Utiliser une pince à tique

En cas de morsure, Il faudra enlever la tique rapidement ! La durée d’incubation des bactéries de la borréliose prend en moyenne de 12 à 24 heures et elle est quasi nulle en dessous de 4 heures.
Il ne faut surtout pas appliquer de produit type éther, alcool, etc … et d’essayé de l’enlever avec les doigts ou une pince à épiler. La tique risquerait de régurgiter sa salive dans le sang et d’accroître ainsi les risques de transmission des bactéries.
La pince à tique permet d’enlever très facilement et tout en douceur toutes les tiques même les toutes petites. Nous vous recommandons cet assortiment ci-contre pour petites et grosses tiques, que ce soit pour votre animal ou pour vous. Celui-ci est simple et très peu couteux ! Voir la pince à tique

Saisissez la bête au plus près de la peau et tirez-la en la faisant pivoter dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, dans le sens de l’axe de son corps, afin qu’aucune partie de l’animal ne reste accrochée.
Ne jetez pas la tique ! Gardez-la pour réaliser le test (voir ci-dessous) et savoir si la tique était porteuse de bactéries pouvant donner la maladie de Lyme !

2) Désinfecter la zone

Ensuite, désinfectez la zone de piqûre avec un produit sans alcool (utilisez plutôt un antiseptique à base de chlorhexidine, d’hexamidine ou de povidone iodée). Surveiller la zone dans les semaines à venir. En cas d’apparition d’une rougeur qui s’étend sur le corps (la rougeur peut débuter 3 à 30 jours après la piqûre), il est conseillé de consulter rapidement votre médecin traitant : pensez à préciser vos activités de loisirs pratiquées en forêt car la maladie de Lyme est encore sous-diagnostiquée en raison des symptômes variables selon les individus et les bactéries parasites.

3) Faite un test

Une fois la bête enlevée, un bon moyen de se rassurer est de faire un test sur la tique pour voir si elle est porteuse ou non de la maladie de Lyme. Ce test simple est à réaliser soi-même. Il suffit de mettre du produit sur la tique dans une éprouvette. Suivant la couleur de réaction le test est soit positif, soit négatif. Ce test permet de se rassurer ou bien de prendre vite les dispositions nécessaires. C’est pour cela qu’il est fortement conseillé de l’avoir sur soi. Mais attention au cas où toujours aller voir un médecin ! mieux vaut prévenir que guérir ! Voir le testeur

Comment puis je aider à lutter contre les tiques ?

Afin de délivrer une information de prévention sanitaire sur les piqûres de tiques, leurs conséquences et les moyens de s’en protéger, et de recueillir des données d’exposition (type d’environnement, période de l’année, activité à risque), le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut National de la Recherche Agronomique et leurs partenaires, lancent l’application Signalement TIQUE.

Gratuite et utilisable à partir d’un smartphone iPhone et Android ou d’un ordinateur

Cette application, qui s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre la borréliose de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques et dans la poursuite des actions engagées depuis 2012, vise à renforcer la prévention et l’information des citoyens sur les maladies transmises par les tiques. Elle fera l’objet d’actualisation régulière au fil des nouvelles connaissances développées sur le sujet.

Pour voir la carte / pour déclarer ma morsure de tique

Modifié le 2018-11-09 à 22:59:32